Il y a bientôt un an, Miami To Atlanta voyait le jour, un show lumière timecodé que j'ai conçu et réalisé durant ma "résidence" au Mixclub. Je vous propose de découvrir aujourd'hui cette expérience au travers de photos et vidéos inédites (le Show avec publique, making of de la réalisation...)
En résumé:
J'étais effectivement en résidence au Mixclub à Paris où j'occupais le poste de responsable technique. L'équipement sur place (conséquent) m'a réelement permis de m'amuser durant plus de 2 ans. J'ai commencé par experimenter un premier show: uniquement de la vidéo. C'était je dois dire, un peu osé. Oui, je vous parle du "Virus"... L'histoire d'un virus informatique qui vient perturber le cour d'une soirée par differents caprices. C'était tout de même 4 minutes de vidéo...pas évident à faire accepter ça à des clubbers, même si le but était de rendre ce moment interactif.
Je suis donc revenu à quelque chose de plus "conventionnel" mais surtout de plus musical. Au moins, même si la création n'était pas appréciait à sa juste valeur, la musique était encore présente, ne laissant pas place à un silence de plomb. Quoiqu'il en soit, je voulais mon propre show lumière timecodé et de surcroît créer les visuels vidéo en accord avec le reste...
C'est donc l'iPhone dans la poche, écouteurs vissés aux oreilles 24/24 que tout a commencé.
Quelques chiffres:
Avant de vous décrire plus en profondeur cette création, j'aimerai remercier un certains nombres de personnes. J'en avais déjà remercié quelques-unes que je connais personnellement (et que je remercie encore). Mais cette fois ci, j'aimerai en remercier beaucoup d'autres que je ne connais pas. Je veux parler des 18 000 personnes qui ont pris le temps de regarder la vidéo sur , des 44 commentaires, des 75 votes... Sans parler des nombreux mails et messages Facebook que j'ai reçus soit pour m'encourager soit pour me solliciter sur d'autres projets ou encore Arkaos qui m'a contacté. Je n'aurais pas imaginé avoir autant de retour et je vous avoue que ça fait chaud au coeur. MER-CI!
Allez, j'essuie ma petite larme et on y va!
Miami To Atlanta en Live:
Pour les retardataires, vous trouverez l'article du show Miami To Atlanta ici. Pour les autres, on enchaîne sur cette nouvelle vidéo qui est la seule qui a été réalisée en publique. Vous allez vite vous rendre compte d'un problème...Malheureusement pour moi, ce soir là, la carte graphique avait décidé de venir me gâcher mon plaisir en laissant apparaître une "jolie" (pour rester poli) barre blanche au moment de lancer le Show!
En ce qui concerne la vidéo, le son n'est pas terrible. J'ai préféré vous laisser l'ambiance du moment plutôt que de faire une doublure son.
Adobe Flash Player not installed or older than 9.0.115!
Voilà ca c'est fait. J'en garde un bon souvenir, les gens semblent avoir apprécié, j'ai vu quelques téléphones sorties... Le genre de geste qui est toujours agréable à voir. Merci au passage Micky pour la vidéo souvenir! Allez attaquons le vif du sujet...
La réflexion :
Que ce soit un article, un concert, une musique ou même un show lumière, il semble nécessaire de le structurer. On utilisera, comme tout le monde, une introduction, une première partie, puis une seconde...et enfin une conclusion. De surcroît, dans cette configuration de show lumière, on construit son travail sur une musique. Si l'on veut que la magie opère, il semble impératif que la lumière (la vidéo, le laser etc...) fasse corps avec cette dernière. On respectera donc les moments forts comme les breakes. J'ai pas besoin de le dire? Si? Le show lumière sera implicitement construit comme la bande son.
Tout devient alors question d'interprétation. Qu'est ce que vous évoque l'ensemble? Comment l'artiste a til pu construire son morceau? Dans quel état d'esprit? Comment traduire techniquement son oeuvre avec nos outils (des automatiques, des plasmas, de la leds, des effets...)? Voila, une partie des questions que l'on est amené à se poser avant toutes créations. Pour le coup, je n'avait pas Eric Prydz (Auteur de la musique Miami To Atlanta) à coté de moi qui aurait pu me donner quelques lignes directrices. En quelques sortes, j'étais complètement libre et aurait pu partir dans tous les sens. Mais ça n'était pas mon but. Je tenais à raconter quelque chose.
"Père Castor raconte moi une histoire". Oui, mais là, le Castor allait narrer une histoire a des clubbers. De plus, l'histoire allait démarrer sans être annoncée. Deux points qu'il ne fallait surtout pas perdre de vu. Contrairement à d'autres clubs où le show lumière est devenu une habitude: on l'attend tous les samedis à 2h pétante. Dans mon cas, personne n'était au courant du lancement! C'est ce début de réflexion qui m'a décidé à partir sur deux idées: Le piano qui explose sur les colonnes, et les notes de musique jouées sur l'écran à LED. Vous voyez ou je veux en venir? Il me fallait impérativement une "alarme". Un élément qui éveille la curiosité, faire comprendre aux gens que quelque chose se passait. Les colonnes allaient marquer une rupture entre un déroulé de soirée normal et un show lumière. Et le piano qui joue la mélodie sur l'écran à LED, c'était la seconde chance: une idée très visuelle et attractive, une idée simple à comprendre. Je crois que ça a fonctionné...On me reparle encore souvent du piano.
Les contraintes, vous les avez comprises, je crois. Je ne pouvais pas partir trop loin dans l'abstrait. J'etais ici dans une configuration club où le but était d'essayer de faire quelque chose d'esthetique, rythmé mais surtout compréhensible.
Après avoir déterminé quelques contraintes et même quelques idées, j'ai découpé le morceau en parties que j'allais par la suite travailler de manières distinctes, le but étant de donner une montée en puissance du show lumière.
En résumé voila, comme Miami to Atlanta a été construit:
Introduction
1ère partie: Vidéo basique (formes géométriques) et lights basiques.
2ème partie: Vidéo basique (formes géométriques) et lights un peu plus évoluées.
La réflexion générale est plus ou moins terminée. Le show a été découpé en parties où il ne reste plus qu'à remplir les cases vides par des idées. C'est le moment d'amener de la consistance à la création, essayer d'y trouver un sens, et lier les différentes parties...
"C'est de l'art, tu peux pas comprendre...":
Mais si tu pourras comprendre. Façon de parler pour aborder le sujet de la conception: Encore une fois, a chacun son interprétation. On aurait obtenu autant de versions que de personnes qui auraient pu créer un show sur cette même musique. Je suis juste un peu "pudique" pour parler des inspirations, des idées: "Je vois quelques chose formidable pour l'oreille. Avec les villages, les montagnes, les vallons, les vallées... Ouuuh je ferai une propubérence que l'on appellera un lobe" (cf Florence Forresti - La nature n'est pas bien faite). Je vais, tout bonnehement, tenter de faire abstraction de ca, et livrer en bloc mon interpretation.
Je n'avais pas beaucoup de matière à travailler quant à l'histoire: pas l'artiste pour me "guider", pas de paroles dans la musique...Pas évident donc de raconter une histoire avec si peu d'éléments. Il ne me restait plus que le titre de la musique: "Miami To Atlanta"...
Le voyage me semblait être le thème évoqué. En avançant vers cette idée et à coup de longues écoutes, j'ai commencé à me mettre à la place de l'artiste.
Je l'imaginais entre deux dates dans un avion, assoupi sur son siège, yeux fermés...et là, une mélodie lui apparaît. Ça pourrait être son idée de départ, qu'il garde en tête arrivant déjà dans un autre club où il jouerait le soir même. C'est la fête, tout se passe bien et reprend son voyage à destination du prochain club. Il repense alors à la mélodie entre-aperçu dans ses pensées la veille. Son idée s'affine... Il décide de s'inspirer du rythme effréné qu'il a durant sa tournée pour construire son morceau et entame alors la production sur (j'en suis sûr) son Mac Book pro (non je ne fais pas de pub). Sa tournée serait donc entrecoupée de soirées ou il mixerait et de voyages, exploités à la production de ce nouveau titre...qu'il nommerait par la suite Miami To Atlanta.
Je serais curieux de savoir ce qu'il en est réellement...Comment s'est passé pour lui cette production, chose que je ne saurais probablement jamais. Mais peu importe, l'idée me semble concevable, et je suis resté là-dessus. Mes lumières imagerons ses pensées durant son voyage, l'apparition de la mélodie, le trajet effectué entre Miami et Atlanta, ou même une partie de ses soirées. Je ne vais pas détailler plus que ça quelle partie du show raconte telle partie de sa probable histoire... Je vous laisse faire votre propre idée.
La conception en général:
On y est. Pas encore à la réalisation mais à la conception. Je sais désormais ou je veux me diriger: J'ai des impératifs, une histoire, une structure, quelques vagues idées et bien-sur une musique. Reste maintenant à définir qui fait quoi? Quand? Et comment?
On utilise ici le timecode. Chaque seconde de la musique est suivie scrupuleusement par la lumière, la vidéo. Autant essayer de rythmer notre show lumière au maximum en utilisant le plus de détails musicaux possibles, sans pour autant devenir brouillon. J'ai par exemple défini différents détails forts de la musique (et que l'on nomme comme on peut): les baffes, le bit, la caisse claire, le chiiiiiiiiit, la mélodie etc... Et à chacun des détails, on va lui attribuer une action. Ce pourrait être un flash, un mouvement, un strob, une image ou tout en même temps! Libre à chacun de l'interpréter selon sa sensibilité. De même, certains préféront garder cette assignation tout au long du show. Pour ma part, j'ai préféré les changer en fonction des parties que j'ai déterminé auparavant. Un exemple avec les "baffes". Elles sont au début imagées par des tableaux lumières fixes qui apparaissent et disparaissent rapidement. Dans la deuxième partie, ces mêmes sons (les baffes) sont utilisées avec des mouvements rapides d'automatiques ( gauche à droite, haut en bas etc...) Et finalement, ce sera la vidéo qui s'en chargera.
C'est de la création. A chacun sa philosophie et ses raisons. "Raisons", car bien entendu on aura des contraintes techniques. Le plus simple des exemples sera certainement la contrainte mécanique de nos automatiques. Un effet que l'on a en tête et qui nous tient à coeur, ne sera pas forcement réalisable à cause de la mécanique (mouvement trop lent, puissance inssuffisante, gobo inadapté....). Les pupitreurs ,techniciens qui me lisent connaissent ces contraintes, nous faisons tous les jours des compromis de ce genre. (Même si le sujet de la programmation doit en intéresser plus d'un, je n'approfondirai pas le sujet aujourd'hui. Je reserverai un article pour ceux qui aimeraient plus de détails autour de la logique et l'organisation de la programmation lumière en général.)
Un autre exemple de contrainte lors de la conception est ce que j'appelerai "l'occupation". Je m'explique. Vous avez deux supers effets que vous compter realiser dans un tableau avec le même type de machines. Il est logique que ca ne sera pas possible. Ces machines sont déja occupées à faire quelque chose, vous ne pourrez malheureusement pas leur demander de faire autre chose en même temps (bien que... ça dépend!). Ça peut sembler bête à lire, mais cet aspect de la conception vous demandera plus d'une fois de modifier votre idée de départ (Soit en utilisant un autre groupe de machines, soit en abandonnant cet effet à ce moment). Le compromis s'impose!
La dernière des contraintes est (encore) le temps! Ce projet est parti d'une initiative personnelle, j'étais en quelque sorte libre de prendre mon temps, ce qui en réalité n'a pas été possible.
La création vidéo:
La conception était en grande partie achevée sur le papier, mes temps pour chaque partie étaient déterminés, de même pour mes effets. Je pouvais donc attaquer la création. Au passage, croyez moi, plus le travail de conception est abouti en aval, plus l'encodage et la création vidéo sera rapide. Si c'était à refaire, je chronométrai vraiment tout (tous les pas, toutes les transitions...) pour ne vraiment n'avoir rien d'autre à faire qu'envoyer des lignes de commande dans la grandMA. J'aurai certainement pu diviser par deux mon temps passé sur place.
Revenons à nos moutons...J'ai démarré la création par la vidéo et ça n'était pas un hasard (Vous découvrirez la raison plus bas).
A ce moment là, deux choix s'offraient à moi.
Je pouvais créer une multitude de samples vidéo, qu'en suite je synchroniserai et modifierai grâce aux paramètres disponibles dans le média serveur (ici Arkaos). En gros, utilisé à la manière VJ'ing comme on en a l'habitude. Mais je craignais de perdre du temps...
Ou, cette possibilité ,pour laquelle j'ai opté (n'étant pas sûr que ma création soit un jour vu par quelqu'un): Deux vidéos d'un seul bloc où rien ne serait à retoucher via Arkaos. Une pour les plasmas et une pour l'écran à LED. Bien-sur, si le show avait du jouer tous les week end, j'aurai découpé ces deux gros blocs en plusieurs petits déclenchés par des cues, histoire de m'assurer un minimum de sécurité. Cette version d'arkaos (Grand VJ) ne permet pas la synchronisation timecode. Mes vidéos étaient simplement lancées au début du show en DMX et jouaient sans filet. Il suffisait qu'un seul des deux ordinateurs lague pour que toute la synchronisation s'écroule. Ça n'est, qu'après avoir fait beaucoup d'essais et constaté que ça ne buggait pas, que j'ai opté pour cette solution.
Ceci étant fait, direction Photoshop et After effects pour créer mes deux vidéos. Pourquoi je tenais à démarrer par la vidéo? La plupart en aurait certainement fait de même afin d'avoir sur place tous les éléments pour encoder la lumière par dessus. Et c'est également ce que je voulais mais c'est pour une autre raison. Je tenais simplement à réunir un maximum d'informations sur un même support. En d'autres termes, je me suis créé un filage vidéo. La méthode que j'ai trouvé pour arriver à me faire une idée de l'ensemble, a été de prendre une photo du club. Photo que j'ai ensuite importé dans mon projet After Effects afin d'incruster mes autres projets (constituant mes deux vidéos). J'ai ainsi obtenu un rendu général assez proche de la réalité (voir photos ci-dessus: A gauche la photo brute. Les deux autres à droite sont les rendus). Par la suite, j'ai rajouté des notes personnels, j'ai exporté la vidéo au format iPhone. J'avais ainsi sous la main un filage vidéo en permanence en plus de celui sur papier.
Je dois avouer que cette astuce ma beaucoup servi aussi bien durant l'encodage que dans le métro pour me remettre le show en tête.
Cela dit, rendons à César ce qui lui appartient. La majorité des visuels ont été conçus et réalisés par mes soins, mais j'en ai également utilisé d'autres déjà existants que j'ai soit utilisé tel qu'existant ou modifié. En voici la liste en vidéo:
Adobe Flash Player not installed or older than 9.0.115!
Materiel et logiciels utilisés :
- Le set lumière est détaillé dans l'ancien article: Ici.
- Adobe Photoshop pour la typographie ou les masques...
- Adobe After effects pour la création vidéo.
- Cubase pour générer le timecode (MTC) et lire la bande son.
- VNC viewer et VNC server. M'a été très utile pour avoir le contrôle à distance des ordinateurs placés en régie. Ça m'a évité bien des allées-retours.
Dernières infos et anecdotes :
On a quasiement fini... Je tiens encore à lancer en vrac quelques infos et même souvenirs.
Je suis un peu au regret de ne pas avoir fourni de preview 3D dans cet article provenant de GrandMA3D. L'ayant toujours utilisé comme terrain d'entraînement, cette fois ci je voulais l'exploité pour vérifier l'exactitude des positions virtuels avec celles reelles. Ma créations 3D n'était pas exacte au centimètre, mais malgré tout c'était assez juste. J'avais même joué le show lumière en virtuel...c'est bluffant pour un soft gratuit! Et pourquoi je ne l'ai plus? Parce que j'avais fini ma scène 3D juste avant le passage de la version 5.xxx à la version 6.xxx (en mai/juin 2009) du soft. Vous avez peut être eu la même surprise que moi, mais le travail effectué sous GrandMA 3D 1 n'était pas compatible avec GrandMA 3D 2. Or le rendu sur cette dernière est juste nettement meilleure et l'utilisation bien plus pratique. Acharné comme je suis, j'ai reconstruit tout le club en 3D sous cette nouvelle version, et tout allait pour le mieux dans le meilleur des monde. Mais pour ceux qui me connaissent, ils savent à quel point j'ai été mal chanceux en informatique cette année... Le mot de la fin? Il n'y a jamais assez de backups! Et de préférence éparpillés sur plusieurs machines et disques durs!!!
J'ai pas beaucoup parlé de la bande son. Pour cause, je n'ai utilisé que la version originale de Pryda. A la différence prêt que j'ai coupé plus d'une minute à la fin (Ça aurait été trop long à mon goût). J'ai également rajouté (à l'arrache, la veille) une fréquence basse sur les 30 premières secondes du show lorsque j'ai appris qu'on allait jouer Miami to Atlanta en publique. Manière d'introduire un peu plus significativement le show lumière. Amis producteurs et DJ's ne me tenez pas trop rigueur de ce montage bancale.
Dans les détails... Qui pourrez me dire pourquoi je venais travailler sur place les nuits de dimanches, lundis et mardi seulement? Alors que le club est ouvert du jeudi au samedi?....mmh hmmm qui va trouver?... Pour ceux qui ont été impatients et sont déjà allés voir la vidéo du making of à la fin de cet article, vous avez peut être la réponse...vous avez peut être même bondis.....non?...toujours rien?.... Allez réponse: Pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions, j'étais obligé de déporter une partie de la régie dans le carré VIP. Ce qui impliquait de déplacer la console (ici une GrandMA Fullsize) à moi seul . Console qui est assez imposante, qui doit peser je crois un peu plus de 20kg mais surtout qui coûtait encore plus de 20 000€. Alors je ne vous explique pas la pression que l'on se met dans ces moments là...Je ne faisais pas le malin sur ce cour trajet, pas moins rempli d'embûches. Tout s'est, bien heureusement, très bien passé. Tout ça pour vous dire que je me réservais un laps de temps pour pouvoir réagir en cas de catastrophe.
Combien avaient devinés?
Et sinon dans les souvenirs ou anecdotes... Je retiendrais la tête d'un des gars du ménage, qui un beau matin venant faire son travail tombe sur moi (dissimulé dans un coin). Il a été surpris et semblait ne pas comprendre pourquoi il y avait encore de la musique et surtout de la fumée. Difficile à expliquer mais il m'a offère un petit fou rire. Fou rire qui a vite disparu quand, j'ai découvert une contravention sur le pare brise. M****
La dernière... Et je m'excuse déjà pour toutes les personnes que ca a dérangé inutilement... Je vais pas rentrer dans les détails, mais la proximité du MixClub avec la tour Montparnasse a fait qu'une nuit, la fumée s'est introduite dans les canalisations d'aération de la tour, déclenchant le système incendie de celle-ci. Les pompiers ont été alertés, se sont déplacés, ont sonné à la porte. Mais moi, casque sur les oreilles, Miami To Atlanta en lecture, je n'ai rien entendu... Après avoir senti la fumée, ils ont compris que ca n'était pas un incendie mais ont tout de même voulu s'en assurer en réveillant mon directeur, qui lui, les a rassuré. Le lendemain, après avoir appris toute l'histoire, je me suis bien-sur excusé. Ils ont tout bonnement été adorables et compréhensifs. Merci à vous les gars.
Le Making of en vidéo:
Nous voilà arrivés à la fin de cet article. J'essaie comme je peux de transmettre mes expériences et astuces, j'espère donc que cet article vous a plu et vous servira. Il y a quelques sujets tel que la programmation lumière, le timecode, le motion design (ou création de vidéos sous After effects) qui seront abordés prochainement dans d'autres articles pour ceux qui débuteraient dans ces domaines.
On se quitte avec la vidéo du making of, vous aurez un aperçu très condensé de toute la création de ce show lumière. Monte le son, ça va ronronner!
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